19 Novembre 2015

Fermi

De nombreux objets de l’univers émettent des rayons gamma, comme les étoiles en fin de vie ou les noyaux actifs de galaxie. Le télescope spatial Fermi a justement pour mission d’étudier ce type de rayonnement, avec un gain de sensibilité tel qu’il dévoile des régions de l’Univers encore inexplorées.

Le télescope spatial Fermi – également connu sous le nom de GLAST ou de FGST – est un projet international initié par la NASA auquel participent des laboratoires de recherche français, allemand, italien, japonais et suédois. L’objectif de ce télescope est de capter le rayonnement gamma environnant et ainsi de glaner de nouvelles informations sur les évènements les plus violents de l’Univers. Fermi a été lancé le 11 juin 2008 à Cap Canaveral (Floride) par une fusée Delta II.

Les rayonnements gamma accompagnent les phénomènes les plus violents du cosmos tels que les explosions d’étoiles en fin de vie, connues sous le nom de pulsars, et les galaxies qui hébergent des trous noirs supermassifs. Equipé d’un ensemble de détecteurs de sursaut gamma (GBM) et d’un télescope nouvelle génération (LAT), le télescope Fermi a d’ores et déjà détecté un millier de sources parmi lesquelles figurent des jets de noyaux actifs de galaxie, des pulsars jeunes et des pulsars millisecondes, des binaires gamma et des restes de supernova.

Cette mission spatiale est financée par la NASA et le Département de l'Énergie américaine, avec la participation de nombreux laboratoires. Côté français, le Centre d’Études Nucléaires de Bordeaux-Gradignan (CENBG), le Laboratoire Leprince-Ringuet (LLR) de l’École Polytechnique, le Laboratoire Univers et Particules de Montpellier (LUPM) et le Service d’Astrophysique du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA/Sap) de Saclay, soutenus par le CNES, participent à cette mission.